Du travail faisable au travail durable

Sujet à la mode s’il en est : La modernisation du marché du travail.

Le 17 novembre dernier le ministre de l’emploi Kris Peeters organisait sa deuxième table ronde sur la question avec les partenaires sociaux ainsi que divers experts et sociétés forts impliqués dans cette thématique.

Il est au préalable fort intéressant de relever que la première table ronde organisée le 9 juin 2015 avait pour intitulé « le travail faisable »  alors que la toute récente du 17 novembre a changé de titre pour devenir «  le travail durable ».

Au-delà du changement de terminologie, l’objectif demeure toujours de trouver les moyens pour les employeurs et pour les travailleurs d’accroître et d’allonger la carrière tout en permettant une meilleure conciliation entre vie privée et vie professionnelle ainsi qu’en veillant au bien être des travailleurs.

Les 4 grandes thématiques qui ont été examinées lors de cette dernière table ronde étaient les suivantes :

L’établissement d’un compte carrière, la réforme du temps de travail par un aménagement des horaires flottants et une réforme du temps partiel, la remise au travail de travailleurs qui ont été en incapacité de travail et enfin la question du travail durable.

De manière à rencontrer au mieux ces difficultés thématiques, le ministre souhaite d’une part utiliser les dispositions légales et réglementaires existantes en les aménageant et d’autre part d’avoir recours aux bonnes pratiques en vigueur dans les entreprises.

C’est un projet extrêmement ambitieux dès lors que l’accord du gouvernement d’octobre 2014 avait notamment pour objectif majeur au niveau économique et social d’augmenter le taux d’emploi, d’allonger les carrières et de veiller à un emploi de qualité.

La réaction des partenaires sociaux a été fort contrastée d’autant que les objectifs ne sont pas similaires.

En tout état de cause, il semble évident que ces projets ne sont pas encore mûrs à l’exception toutefois de la question des horaires flottants et de la simplification des formalités en matière de travail à temps partiel qui aurait fait l’objet du projet de loi. Ceux-ci ne sont toutefois pas encore accessibles. Ils devraient de toute manière être soumis pour avis au Conseil national du travail.

A l’évidence, le droit du travail doit être modernisé pour tenir compte notamment du relèvement de l’âge légal de la pension ainsi que le renforcement des dispositions en matière de RCC et de crédits. Les différences d’opinion entre les partenaires sociaux sont grandes et il est fort à parier que le groupe des 10 sera mis à forte contribution dans les prochains mois afin de dégager on l’espère un consensus.